Pour réussir la transition énergétique, engageons la rénovation des bâtiments

Le secteur du bâtiment représente aujourd’hui 25% des émissions de gaz à effet de serre de la France (contre 36% en moyenne dans l’UE) et demeure très énergivore avec 45% des consommations énergétiques finales (contre 40% en moyenne dans l’UE).

La Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte adoptée en 2015 a fixé des exigences de réduction de consommation énergétique finale (-50% en 2050 par rapport à 2012, avec un objectif intermédiaire de 20% pour 2030) et d’émissions de gaz à effet de serre (-40% entre 1990 et 2030 puis -75% en 2050).

Ces objectifs ont été déclinés dans la Stratégie Nationale Bas Carbone pour le bâtiment (résidentiel et tertiaire), qui doit réduire ses émissions de 54% entre 2013 et 2028 et de 87% en 2050, date à laquelle la totalité du parc devra atteindre le niveau de performance énergétique BBC « bâtiment basse consommation », en construction neuve et surtout grâce à d’ambitieuses rénovations énergétiques.

Le Plan Climat présenté en 2017 renforce encore cette ambition, en  visant désormais la neutralité carbone pour 2050.

L’Europe, qui s’était fixé l’objectif de réduire de 20% ses consommations énergétiques d’ici 2020, doit aussi renforcer ses politiques d’économie d’énergie pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015.

Le bâtiment est l’un des secteurs où le gisement d’économies d’énergies est le plus important et intéressant à exploiter : des solutions techniquement et financièrement viables sont déjà disponibles pour construire et rénover énergétiquement les bâtiments de manière ambitieuse.